Le subnetting est une partie des réseaux que je trouvais assez compliquée au début.
Entre les masques, les préfixes /26, /27, les adresses réseau et les adresses de diffusion, je faisais surtout les calculs sans toujours voir comment tout cela allait être utilisé dans un vrai réseau.
C’est avec les exercices, puis surtout avec un TP réalisé sur Cisco Packet Tracer, que j’ai commencé à mieux comprendre le fonctionnement du VLSM.
Pourquoi découper un réseau ?
Tous les réseaux n’ont pas besoin du même nombre d’adresses IP.
Par exemple, un LAN avec 40 machines n’a pas les mêmes besoins qu’un LAN avec 25 machines ou qu’une simple liaison entre deux routeurs.
Utiliser un grand sous-réseau pour chaque partie du réseau ferait perdre beaucoup d’adresses.
Le VLSM permet justement d’utiliser des masques différents selon le nombre d’hôtes nécessaires.
Comment je choisis le préfixe
Pour trouver la taille du sous-réseau, j’utilise cette formule :
2^n - 2 ≥ nombre d'hôtesn correspond au nombre de bits réservés aux hôtes.
Par exemple, pour 40 hôtes :
2^5 - 2 = 3030 adresses ne suffisent pas.
Je passe donc à :
2^6 - 2 = 62Cette fois, c’est suffisant.
Il faut donc 6 bits pour les hôtes :
32 - 6 = 26Le préfixe est donc :
/26et le masque correspondant est :
255.255.255.192Application dans mon TP
Dans mon TP de Gestion de l’adressage IP, j’ai d’abord préparé le plan VLSM, puis j’ai utilisé les adresses obtenues pour configurer une petite topologie dans Cisco Packet Tracer.
Premier LAN : 40 hôtes
Le premier LAN avait besoin de 40 adresses hôtes.
Comme :
2^6 - 2 = 62j’ai utilisé un /26.
Le réseau obtenu était :
Réseau :
192.168.33.128/26
Masque :
255.255.255.192
Première adresse utilisable :
192.168.33.129
Dernière adresse utilisable :
192.168.33.190
Adresse de diffusion :
192.168.33.191Le /26 offre 62 adresses utilisables, donc il est suffisant pour les 40 hôtes.
Deuxième LAN : 25 hôtes
Pour le deuxième LAN, le besoin était de 25 hôtes.
2^4 - 2 = 14Ce n’est pas suffisant.
Mais :
2^5 - 2 = 3030 adresses utilisables suffisent.
J’ai donc utilisé un /27.
Réseau :
192.168.33.192/27
Masque :
255.255.255.224
Première adresse utilisable :
192.168.33.193
Dernière adresse utilisable :
192.168.33.222
Adresse de diffusion :
192.168.33.223C’est à ce moment que j’ai mieux compris l’intérêt du VLSM.
Le premier LAN utilise un /26 alors que le deuxième peut fonctionner avec un /27. Il n’est donc pas nécessaire de donner la même taille de sous-réseau aux deux.
La liaison entre BR1 et BR2
La liaison entre les deux routeurs a seulement besoin de deux adresses IP utilisables.
Pour deux hôtes :
2^2 - 2 = 2Un /30 suffit donc.
Réseau :
192.168.33.248/30
Masque :
255.255.255.252
BR1 :
192.168.33.249
BR2 :
192.168.33.250
Adresse de diffusion :
192.168.33.251Je trouve que cet exemple montre bien l’intérêt du VLSM.
Utiliser un /26 ou un /27 pour relier seulement deux routeurs ferait perdre beaucoup d’adresses. Ici, le /30 est beaucoup plus adapté.
Passage sur Packet Tracer
Une fois les calculs terminés, je suis passé à la configuration.
La topologie du TP était assez simple :
PC1 -- S1 -- BR1 -------- BR2 -- S2 -- PC2Configuration de BR1
Pour le LAN de BR1, j’ai utilisé :
IP :
192.168.33.129
Masque :
255.255.255.192Cette adresse appartient au réseau :
192.168.33.128/26Sur la liaison vers BR2, BR1 utilise :
192.168.33.249
255.255.255.252J’ai ensuite ajouté une route statique pour permettre à BR1 de connaître le réseau situé derrière BR2 :ip route 192.168.33.192 255.255.255.224 192.168.33.250Je peux lire cette commande simplement comme :
Pour aller vers 192.168.33.192/27
utiliser BR2 : 192.168.33.250Configuration de BR2
BR2 utilise l’autre adresse de la liaison /30 :
192.168.33.250
255.255.255.252Pour son LAN :
IP :
192.168.33.193
Masque :
255.255.255.224Cette adresse appartient au réseau :
192.168.33.192/27Sur BR2, j’ai également ajouté une route statique vers le LAN de BR1 :ip route 192.168.33.128 255.255.255.192 192.168.33.249BR2 sait donc que pour atteindre le réseau de PC1, il doit passer par BR1.
Configuration de PC1
PC1 utilise une adresse du premier réseau :
Adresse IP :
192.168.33.130
Masque :
255.255.255.192
Passerelle :
192.168.33.129La passerelle correspond à l’interface de BR1 située dans le même LAN.
Configuration de PC2Pour PC2 :
Adresse IP :
192.168.33.194
Masque :
255.255.255.224
Passerelle :
192.168.33.193Cette fois, la passerelle est l’interface LAN de BR2.
Le test finalAprès avoir terminé les configurations, j’ai testé la communication entre les deux PC.
Depuis PC1 :
ping 192.168.33.194192.168.33.194 est l’adresse de PC2.
Le ping a fonctionné et les paquets ont reçu une réponse.
Faire les calculs sur papier est une chose, mais lorsqu’on commence à utiliser réellement les adresses sur les routeurs et les PC, une petite erreur de masque, de passerelle ou de routage peut empêcher toute communication.
Voir le ping fonctionner m’a permis de vérifier que le plan d’adressage était correctement utilisé.
Ce que j’ai retenu
Avant ce TP, je voyais surtout le VLSM comme une série de calculs.
Maintenant, j’essaie plutôt de suivre cette logique :
Besoin en hôtes
↓
Choisir le préfixe
↓
Trouver l'adresse réseau
↓
Déterminer la plage utilisable
↓
Trouver l'adresse de diffusion
↓
Configurer les équipements
↓
Tester la communicationLe VLSM permet surtout d’utiliser les adresses IP plus intelligemment en donnant à chaque réseau uniquement l’espace dont il a besoin.
Et pour moi, le passage des calculs à la configuration sur Packet Tracer a été la partie qui m’a le plus aidé à comprendre le lien entre le subnetting en théorie et son utilisation dans un vrai réseau.

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